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Au coin du feu avec... Racines et papillons


 

Chaque saison, nous retrouvons des membres du réseau au coin du feu, qui partagent leur aventure… Pour ce numéro, Aurélia et Samuel nous racontent la création de Racines et Papillons.

 


Bonjour, est-ce que vous pouvez vous présenter rapidement (vos prénoms, où vous habitez, vos âges, et vos parcours en quelques mots).


Je suis Aurélia, j’habite en Haute-Savoie avec mon mari Samuel et nos deux filles Lucie, 9 ans et Julia, 5 ans. J’ai l’âge d’un arbre qui commence à avoir un peu d’expérience, dont les racines, maintenant suffisamment profondes, m’aident à tenir debout et à garder le cap… Mon parcours en quelques mots : guidée par mes élans et ma curiosité, plutôt entrepreneure, des expériences variées dans les ressources humaines, la formation en entreprise, l’événementiel et la coordination de projets. De Paris à Lyon puis la Haute- Savoie en passant par La Creuse. Du monde de la banque au monde de la montagne, autant d’expériences qui ont enrichi mon parcours et ma vision du monde…


Je m’appelle Samuel, j‘ai 40 ans, et je vis en Haute Savoie, dans le village de Saint Gervais les Bains avec ma femme Aurélia et mes deux filles. J’ai commencé à 17 ans avec un B.A.F.A orientation plein air et camping, et je garde encore de magnifiques souvenirs de ces 10 ans de colos. Par la suite, je me suis éloigné de l’animation pour terminer mes études. Quelques années plus tard, la découverte de la connexion à la nature avec des enfants au Canada dans le film “ L’autre connexion “ m’a beaucoup touché. Aurélia a commencé à se former et a créé la Forest School. Par la suite j’ai pu me former auprès de Julie et Ruth au module 1 et 2 de la PPN + module SST. Aujourd’hui, je suis le référent de la Forest School pour les grands (à partir de 7 ans), avec deux cycles par an, automne et printemps.



Merci, quelle est votre météo intérieure en écrivant ces quelques lignes ?


Samuel : A cet instant, J’ai beaucoup de joie à répondre à ces quelques questions.


Aurélia : Je me sens « marmotte qui sort de son terrier au printemps ». Et je me sens très honorée de répondre à ce questionnaire. J’ai envie de choisir avec soin mes mots et ce que j’ai envie de partager.


Est-ce que comme beaucoup de personnes en France qui rejoignent cette aventure de la PPN, vous avez encore le syndrome de l’imposteur ?


Aurélia : J’ai eu ce sentiment au début, assez paralysant. Grâce à une vidéo de Passeur de Nature sur cette question puis les formations du RPPN, j’ai pu transformer ce syndrome de l’imposteur (aucune expérience avec les enfants à part les miens, même pas le BAFA, aucun diplôme, …) en réalisant que mon parcours était riche et que plein d’éléments allaient me soutenir dans ce projet, à commencer par mon cœur et ma joie profonde d’être au côté des enfants dans cette aventure de la PPN.


Samuel : Après le module 1, j’ai pu avoir cette sensation, mais je ne crois pas aujourd’hui avoir encore ce syndrome.



Est-ce que vous pourriez décrire votre projet ?


La Forest School a démarré en septembre 2020 sous la forme d’un club nature. Racines et Papillons, créé en mai 2022, est une toute jeune association, qui va fêter sa 1ère année. Nous sommes 8 dans la collégiale dont Samuel et Claire, formés à la PPN, Charlotte, éco-psychologue, Caroline, passeuse de nature et ancienne instit’, Claude, éducateur Montessori dans une école en forêt et Sabine, élue qui porte un projet de maison de l’enfance avec la nature comme socle pédagogique, une sacrée belle équipe ! Nous partageons aussi, pour Samuel, Caro, Claire, Claude et moi une forte inspiration de « la connexion profonde à la nature, à soi et aux autres » à travers la culture des 8 Shields. La particularité de notre projet est la collaboration étroite que nous avons avec le service enfance et jeunesse de la commune, qui nous soutient de façon très engagée et à travers tous les secteurs qui accueillent des enfants sur la commune. Depuis la naissance du canapé forestier en juin 2022, nous avons accueilli les enfants de l’école publique et en 2023, vont venir dans la forêt la crèche, le centre de loisirs, les enfants de 3 à 11 ans le mercredi après-midi et les adultes et les familles dans des immersions en forêt (journée, bivouac, …). L’enjeu est de permettre aux équipes de venir en autonomie au canapé forestier et nous les accompagnons dans cette démarche. Nous tissons aussi des liens avec des structures qui portent des projets similaires (Wild Child par exemple) pour que le canapé forestier soit un lieu d’accueils multiples autour de l’enfant et la nature. Enfin, nous centrons le projet sur un axe : la préservation du lieu et limiter notre impact, c’est-à-dire que nous allons passer par ce filtre pour le futur des activités, du calendrier, de « l’usage » du lieu, pour honorer et protéger cette forêt qui nous accueille.


Pourquoi avez-vous rejoint le RPPN ?


Aurélia : Août 2019, je regarde « L’Autre Connexion, une école dans la nature sauvage » de Cécile Faulhaber. Déclic, appel, décision. Automne 2019, je découvre le Réseau et je m’inscris aux modules 1 et 2 de PPN. Je me sens très en accord avec la vision du réseau de contribuer au développement de la PPN dans un cadre professionnel, structuré, à l’image de ce qui existe en Angleterre. La pérennité de nos activités est en jeu et c’est crucial que le socle qui se construit aujourd’hui en France ait des bases solides pour que le plus d’enfants possible puissent en bénéficier et que la PPN se diffuse largement et partout de façon sereine.


Samuel : Le RPPN est autant une source de connaissances qu’un soutien. J’ai commencé mes formations pour accompagner les enfants avec la PPN grâce à ce réseau, alors aujourd’hui en faire parti est juste évident, autant pour les valeurs de la PPN que de pouvoir y contribuer.


Si vous étiez une partie de la forêt/la nature, laquelle seriez-vous ?


Aurélia : J’aime bien cette question. Je serais l’humus, cette extraordinaire matière organique issue des cycles du vivant, à la fois riche et fragile, qui nourrit les végétaux, permet au sol de respirer, donne cette odeur particulière aux forêts sous la pluie et est un terreau fertile pour la vie…


Samuel : Une petite rivière de montagne


Comment est-ce que vous vous voyez dans 3 ans ?


Aurélia : J’aimerais passer 100% de mon temps à transmettre la connexion profonde et l’approche sensible à la nature avec une attention particulière à l’écosystème de l’enfant, à savoir transmettre aussi aux adultes qui accompagnent les enfants, pour que ces derniers puissent sentir une cohérence, une harmonie et une communauté soutenante dans leurs expériences, leurs découvertes et leurs épanouissements avec la nature.


Samuel : Dans 3 ans, je me vois toujours dans la forêt avec les enfants, j’aimerais que mes activités professionnelles soient plus dans la nature et avec la connexion à cette nature. Saisonnier l’hiver dans le ski, auto-entrepreneur le reste de l’année, j’aimerais que mon activité soit quotidiennement en nature et avec la connexion soi, aux autres et à la nature.



Si vous pouviez vous parler à vous-même au tout début de cette aventure, que vous conseilleriez-vous ?


Samuel : Fais toi confiance et fais confiance en la nature, c’est la meilleure des « enseignantes ».


Aurélia : Fais exactement pareil ! J’en profite ici pour partager ce qui a été l’un des moments clés de mon parcours. Mai 2020, déconfinement et j’ai un engagement de commencer des ateliers en forêt en septembre sans avoir pu suivre aucune des formations PPN, angoisse… Je propose aux parents qui m’entourent de me « prêter » leurs enfants pour les emmener en forêt une fois par semaine. Evidemment, après 2 mois enfermés c’est la fête, mais pas que… Je m’offre une bulle, sans enjeux, sans attentes, sans argent, d'amener ces enfants bénévolement en forêt, d’observer ce qui se passe pour eux, pour moi, entre nous, pour tester des choses. Et c’est magique. Ce sont eux qui en redemandent et nous sortons toutes les semaines jusqu’aux grandes vacances… La plupart seront les premiers inscrits aux premiers ateliers « officiels » ! J’ai beaucoup de gratitude pour ce moment et ces enfants qui ont confirmé ce nouveau chemin.


Vous aimeriez passer le relais de cette interview à quelqu’un en particulier pour la prochaine newsletter ?


Samuel : Notre première rencontre : chez Ruth il y a 2 ans, pour le module 1 - Julie “de Bretagne “ était là aussi. Nico et Julie (une autre ;) étaient nos fées des bois, à ce moment-là leur lieu n’existait pas. L’été dernier, j’ai suivi la formation SST au Camp des dryades, LE lieu de Nico et Julie en Auvergne... et je leur passe le relais pour la prochaine newsletter !


Aurélia : c’est Sam qui choisit !



 

Merci beaucoup à Aurélia et Samuel d'avoir participé à cette rencontre au coin du feu !



https://www.racinesetpapillons.fr/


 

Si tu souhaites en savoir plus sur d'autres projets en PPN, n'hésites pas à consulter la base de connaissances sur notre forum.


 


 








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