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Premiers pas ...

 

Depuis ma rencontre avec la Pédagogie Par la Nature, il y a bientôt un an, j’ai la sensation d’avoir redécouvert un terrain de jeu extraordinaire tout autour de moi mais également à l’intérieur. C’est comme si j’avais rétabli une connexion invisible avec le monde sensible, qui était bien présente mais que j’avais oubliée. Comme si j’avais retrouvé un carton de mon enfance, rangé tout au fond d’une armoire, que je l’ouvrais et que tous mes instincts se rappelaient soudainement à mon bon souvenir.


Après mon premier stage au camp des Dryades, je savais que j’aurais à cœur de partager et de faire vivre à mon tour, ce lien si fragile et si puissant qui nous relie à la nature. C’est donc de bouche à oreille que début septembre, j’ai donné rendez-vous à quelques ami.e.s et leur enfant pour des rencontres au sein de mon écovillage en gâtine.


Je me suis rendu compte d’une chose, on peut anticiper énormément de choses en PPN, prévenir et réduire les risques...Mais il y aura toujours une part d’imprévu. De mon côté, j’ai réussi à me bloquer le dos lors d’une des fêtes les plus détendues de cette rentrée : la fête du chanvre à Cherveux. Alors que faire, dire à toutes celles et ceux qui me demandaient depuis si longtemps « c’est quand ton premier atelier » que mon premier atelier est repoussé ? J’ai décidé que malgré tout, je les accueillerais avec plaisir et que je verrais bien ce qui allait se passer. Ce que j’aime dans la PPN, ce sont les surprises, les petites pépites comme le dit si bien Julie, qui vont illuminer notre journée et se muer au fil du temps en souvenirs.


Cette séance restera dans ma mémoire car, avant de partir dans les bois, j’ai confié aux enfants qu’ils avanceraient sans doute plus vite que moi car je devais prendre soin de moi et de mon dos. Je ne le savais pas encore, mais cette première séance allait faire émerger la bienveillance qui nous a accompagnés tout au long de ce moment. Instinctivement, les enfants et leurs parents se sont mis à marcher à mon rythme et nous avons pris le temps de cheminer pas à pas. Nous avons mesuré à quel point nous marchions vite habituellement sans nous en rendre compte et que nous passions à côté de beaucoup de choses sans les regarder. La fleur prise en photo en est l’illustration, nous avons passé tout un moment à ses côtés car notre rythme lent nous permettait de voir les petits détails cachés dans la végétation.

Lever la tête, regarder en vision périphérique, prêter attention aux sons qui nous entourent...Le mot qui me vient instinctivement en me rappelant cette séance est slow. Ce mot que nous rencontrons un peu à toutes les sauces à présent « slow tourisme », « slow food », « slow life ». La nature est slow par essence et elle nous le rappelle à chaque occasion.


Alors je vous fais confiance pour mettre un peu de slow dans votre journée après avoir lu cette newsletter. Et si le cœur vous en dit, je vous ferai partager ma première expérience de fée des bois dans un prochain article. Une expérience inédite pour moi où les températures frôlaient le négatif à la nuit tombée et où, paradoxalement, j’ai eu la sensation d’apporter et de recevoir beaucoup de chaleur.



Julie Forrain


 


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